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Éditorial

L’agroalimentaire s’invente au CFIA !

L’agroalimentaire s’invente au CFIA ! Depuis 1997 que l’histoire du CFIA a débuté, le principe de départ est toujours le même : être un évènement fédérateur pour l’industrie agroalimentaire, partager nos valeurs avec une offre de qualité et innovante dans une ambiance conviviale, proposer une véritable plateforme pour le développement de partenariats pérennes entre les acteurs clés du secteur. Depuis le premier CFIA, notre motivation comme notre ambition restent intactes et notre souhait de vouloir bien faire les choses est toujours là…

L’agroalimentaire s’invente au CFIA !

Depuis 1997 que l’histoire du CFIA a débuté, le principe de départ est toujours le même : être un évènement fédérateur pour l’industrie agroalimentaire, partager nos valeurs avec une offre de qualité et innovante dans une ambiance conviviale, proposer une véritable plateforme pour le développement de partenariats pérennes entre les acteurs clés du secteur. Depuis le premier CFIA, notre motivation comme notre ambition restent intactes et notre souhait de vouloir bien faire les choses est toujours là…

Pour cette 21è édition, nous souhaitons mettre à l’honneur les atouts d’une industrie agroalimentaire dynamique pour construire le futur du secteur, à travers des animations phares comme Work in Agro ou les Innovation Tours, mais aussi des conférences et web TV. Dans cette version numérique du magazine avant-salon CFIA Infos, vous découvrirez des thématiques qui cibleront des sujets toujours d’actualité : la formation et l’emploi, la sécurité alimentaire en question avec la conception hygiénique, les tendances de demain à travers les parcours du Club PAI, l’intelligence prédictive au service de l’Usine Agroalimentaire du Futur… Des nouveautés sont au programme avec le Centre Culinaire Contemporain qui mettra en avant le savoir-faire des exposants ingrédients & PAI : des dégustations donneront une approche plus ludique et technique de saveurs surprenantes et innovantes.

20 000 visiteurs professionnels sont attendus pour cette 21è édition. Les 1 450 exposants mettront comme chaque année toute leur énergie au service des industriels. De la matière première jusqu’au conditionnement, des solutions inédites existent pour toutes les étapes de production. A n’en pas douter… l’agroalimentaire s’invente au CFIA !

Vous retrouverez également les prestigieux Trophées de l’Innovation 2017, l’actualité du salon, nos interviews et nos reportages d’usines qui sont une vraie valeur ajoutée à ce magazine : la Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel, La Cancalaise et Céréco… trois entreprises, trois identités, et un zoom sur trois filières agroalimentaires innovantes qui se portent plutôt bien. Je tiens à les remercier ainsi que l’ensemble de nos visiteurs, exposants et partenaires du salon, pour leur confiance. Nous aurons grand plaisir à les accueillir, comme tous les acteurs du secteur, les 7, 8 et 9 mars 2017 au CFIA Rennes !

Merci à tous de votre fidélité,

Le directeur du salon
Sébastien Gillet

Évènement

La plus grande usine agroalimentaire de France

À Rennes, 1450 exposants seront au rendez-vous du 21ème Carrefour des Fournisseurs de l'Industrie Agroalimentaire, les 7, 8 et 9 mars 2017.

Ce que l’on trouve au CFIA et nulle part ailleurs …

Depuis 1997, le CFIA réunit au cœur de la Bretagne les fournisseurs pourvus du savoir-faire nécessaire au développement et à la croissance des entreprises agroalimentaires. En quoi le CFIA est-il si différent d’un autre salon ? L’offre, les activités, les filières, les métiers et les savoir-faire,… c’est l’un des seuls évènements, de cette ampleur, aussi représentatif de l’agroalimentaire, avec un panorama complet de la matière première jusqu’au produit fini en trois pôles distincts : Ingrédients & PAI, Equipements & Procédés, Emballages & Conditionnements. Trois pôles professionnels ont uni leurs forces pour permettre aux visiteurs de découvrir de nouveaux fournisseurs tout en consolidant des contacts existants, construire des partenariats pérennes, développer des affaires et un réseau professionnel. Parallèlement aux opportunités de business dans des conditions optimales, le CFIA offre la possibilité d’anticiper les évolutions technologiques et prochaines tendances, de réaliser une veille stratégique, pour l’industrie agroalimentaire. Que l’on soit utilisateur, influenceur, décideur…, c’est un lieu où il faut être pour avoir une approche concrète de toutes les dernières innovations liées à chacun des secteurs regroupés en trois pôles sur une surface de 40 000 m2.

Construire du lien entre exposants et visiteurs

Avec 19 022 visiteurs, le vingtième CFIA 2016 a fermé ses portes en mars dernier sur une excellente édition ! Son crédo c’est le Business et la convivialité. Sa taille humaine, c’est la marque de fabrique de cet événement et très certainement la recette de son succès. Il offre, pour les exposants, la possibilité de disposer d’un outil de communication et de business dédié à la première industrie de France. Pourquoi les visiteurs choisissent le CFIA ? « C’est une découverte de nouveautés, la finalisation de négociation contrats, des alternatives aux solutions pressenties… », « C’est un salon très complet, avec du choix, qui donne l’opportunité de rencontrer nos fournisseurs et débattre sur de futurs projets… », « Le CFIA est devenu un incontournable, renforcé cette année par la présence d’exposants en ingrédients encore plus nombreux… », « J’ai pu optimiser ma visite, faire un travail plus qualitatif et atteindre mes objectifs initiaux… », « voir l’évolution des technologies et l’emploi que l’on peut en faire au quotidien dans nos entreprises pour les rendre plus performantes… »… Les témoignages des visiteurs de l’édition 2016 ne font que conforter la qualité d’un évènement qui se révèle un excellent moyen de fidéliser et développer son portefeuille client. C’est la garantie d’un salon plébiscité par les fabricants alimentaires, qui ont choisi la seule vitrine 100% agro orchestrée par de véritables experts, à Rennes. De leur côté, les exposants reconnaissent la qualité des contacts établis durant trois jours. Pour preuve, les nombreuses commandes passées en direct sur les stands et les objectifs qui se concrétisent dans les mois qui suivent…

Pour ne rien manquer de la prochaine édition du CFIA 2017, rendez-vous sur www.cfiaexpo.com !

Trophées de l'innovation

L’innovation en avant-première

Au CFIA, les entreprises valorisent leur créativité pour répondre aux besoins d’un marché et de ses utilisateurs. Place aux Trophées de l’Innovation 2017 !

Le CFIA, plateforme de lancement des innovations

Les évolutions permanentes au sein des filières, des structures, des process, des acteurs…, font ressortir l’absolue nécessité de faire émerger du sens, de l’intelligence, de l’audace dans les analyses, les projets, les actions, les pratiques. Le point fort du CFIA est de pouvoir rassembler les deux visions clés des fournisseurs et des fabricants alimentaires. Flexibilité, adaptabilité et optimisation des outils de production, nouvelles révolutions dans le monde des emballages, des ingrédients… autant de défis pour lesquels le CFIA a déjà récompensé des entreprises : elles ont su en privilégiant l’intelligence collective, associer les forces et créer une dynamique pour voir un projet aboutir à un Trophée de l’Innovation ! En 2017, les visiteurs pourront de nouveau découvrir, en avant-première, les produits et services innovants des exposants du CFIA, laboratoire grandeur nature de l’agroalimentaire.

Favoriser et fédérer les synergies

Les Trophées de l’Innovation du CFIA représentent toujours un temps fort très attendu des acteurs de l’agroalimentaire. Ils rendent encore plus concret l’objectif visé par le salon : rapprocher les savoir-faire et les compétences des exposants et des visiteurs. Dans un lieu où se dessinent les tendances de demain, c’est l’un des seuls événements, en France, à valoriser ainsi la capacité d’innover des fournisseurs des IAA.

Lors de l’édition 2017, les Trophées récompenseront les produits, équipements et services des exposants. Les innovations des douze nominés seront visibles durant trois jours sur les stands et chacune d’elles fera l’objet d’une vidéo présentée dans les espaces repos du salon. Les lauréats sont sélectionnés suivant différentes étapes, avec la légitimité et l’impartialité d’un jury d’experts constitué d’industriels, d’institutionnels et de journalistes spécialisés qui se réunissent.

Les Trophées de l’Innovation 2017 se déclinent en quatre catégories :

  • Ingrédients & PAI,
  • Équipements & Procédés,
  • Emballages & Conditionnements,
  • Qualité, Hygiène, Services.

Pour en savoir plus :
http://cfiaexpo.com/animation/trophees-de-linnovation-cfia-2017/

Animation
Ateliers Culinaires

Plus de cuisine en industrie

Une nouvelle animation proposée par le Centre Culinaire Contemporain, spécialement dédiée aux ingrédients & PAI présents au CFIA...

Une nouvelle animation proposée par le Centre Culinaire Contemporain, spécialement dédiée aux ingrédients & PAI présents au CFIA…

Décrypter, co-créer, tester, inspirer…

« En visitant le Hall PAI ingrédients du CFIA, les industriels doivent repérer et identifier ce qu’il faut retenir des tendances, des innovations et des usages » explique Freddy Thiburce, Directeur général du Centre Culinaire Contemporain. A travers l’animation « Plus de cuisine en industrie », le 3C ambitionne d’accompagner les acteurs de l’innovation produits en leur offrant des services au plus près de leurs préoccupations, en sur-mesure. Le contexte concurrentiel que nous connaissons aujourd’hui impose de se montrer réactif. En termes de modèle d’innovation, il s’agit ainsi aujourd’hui d’être plus rapide et efficace. « Nous partons d’un univers d’usage, en associant l’utilisateur final dès que possible. Il est important de faire entrer le potentiel de culinarité dans le process, de développer les usages en cuisine d’un produit et un discours d’usages adapté… » Les Ateliers Culinaires au CFIA ont justement pour but de mettre en avant les produits des exposants Ingrédients & PAI. Pour cela, durant les trois jours du salon, les visiteurs auront la possibilité sur un espace dédié, de découvrir et déguster les produits concoctés avec l’équipe pluridisciplinaire du Centre Culinaire Contemporain.

Au programme : ateliers, démonstrations, dégustations et échanges

L’animation « Plus de cuisine dans l’industrie » est ouverte à tous et permettra aux exposants ingrédients & PAI de valoriser leur savoir-faire et leur capacité à innover ! Les produits présentés bénéficieront de l’expertise du 3C pour mettre en avant leurs usages et atouts.

Le Centre Culinaire Contemporain va réaliser la mise en œuvre des produits PAI/ingrédients proposés par les exposants. En fin de chaque demi-journée, place à la dégustation et aux discussions croisées ! Les bouchées préparées par le 3C seront servies à l’« Apéro » (11h30 à 13h) et au « Goûter » (16h30 à 18h) ; Ces moments permettront des échanges privilégiés entre exposants, visiteurs curieux de découvrir des nouveautés et experts du Centre Culinaire Contemporain (sociologues des usages, spécialistes R&D ou marketing, …). Le but est non seulement de mettre en valeur les produits des exposants PAI / Ingrédients, mais aussi d’échanger collectivement sur ce qu’est « plus de cuisine en industrie », de nourrir la réflexion grâce à la richesse des regards croisés.

Ainsi au démarrage de chaque dégustation, le Centre Culinaire Contemporain animera des moments d’échanges conviviaux et portera la réflexion sur les enjeux suivants :

  • Quelle place pour le savoir-faire et la créativité culinaires en Industrie Agroalimentaire ?
  • Comment l’ingénierie culinaire participe à la création de produits innovants ?
  • Comment les recommandations d’usages culinaires peuvent-elles contribuer à renforcer son discours commercial ?
  • Comment se saisir des PAI pour mieux innover ?

 

Pour en savoir plus : http://cfiaexpo.com/animation/plus-de-cuisine-lindustrie/

Centre Culinaire Contemporain : www.centreculinaire.com

Animation

Innovation Tour

Quelles seront les prochaines tendances alimentaires ? Le Club PAI et NutriMarketing vous invitent à les découvrir à travers l’offre Ingrédients & PAI du CFIA…

Les Ingrédients et PAI à l’honneur

Un panorama des tendances à travers l’offre ingrédients et PAI

Cette animation nous fait découvrir un univers rivalisant d’ingéniosité pour adapter son offre aux nouvelles aspirations des consommateurs… Suivez le guide !

Durant les trois jours du CFIA 2017, les experts de NutriMarketing et du Club PAI proposent un parcours à travers le salon, à la rencontre des ingrédients les plus innovants. Cette visite guidée permettra aux visiteurs, de comprendre, mais aussi d’anticiper de façon efficace les principales tendances alimentaires. Pour ne rien manquer de l’innovation du secteur, rendez-vous au cœur du CFIA, pour un parcours surprenant et passionnant… pour mieux cerner les futurs défis de notre alimentation !

Les tours partiront du Hall 8 et durent près d’une heure trente. Les tours innovation sont gratuits et ouvert à tous les visiteurs du salon.

Inscrivez-vous à l’un des 3 Tours prévus !

  • Mardi 7 Mars : 14h-15h
  • Mercredi 8 Mars : 10h-11h
  • Jeudi 9 Mars : 10h-11h

Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire : alix@nutrimarketing.fr
Pour en savoir plus www.cfiaexpo.com

 

Pour en savoir plus : 

Reportage
Cuisine gourmande

La Cancalaise

Le développement d’une marque à travers la diversité des produits et une traçabilité de la mer à l’assiette... Notre reportage du CFIA à la Cancalaise.

CUISINE GOURMANDE : LA CANCALAISE

Le développement d’une marque à travers la diversité des produits et une traçabilité de la mer à l’assiette

Télécharger l’intégralité du reportage en format PDF (1.4 Mo)

Animation

Les Web TV

Les Web TV aborderont les grands sujets de l’actualité agroalimentaire.

Les Web TV aborderont les grands sujets d’actualité liés à l’industrie agroalimentaire

MARDI 7 MARS

12h – 13h //  ÉMISSION EMBALLAGES MAGAZINE
« Marketing : comment promouvoir ses innovations »
Avec Henri Saporta, rédacteur en Chef d’Emballages Magazine et des experts du secteur

13h15 – 13h35 // ÉMISSION WORK IN AGRO
« L’attractivité des métiers de l’agroalimentaire »
Marie-Hélène Quémener, Directrice de l’IFRIA Bretagne et Jean-Luc Cade, Directeur Général de l’ABEA apporteront leurs éclairages sur ces questions.

15h15 – 15h45 // EMISSION CENTRE CULINAIRE CONTEMPORAIN
« Plus de cuisine en Industrie »
Avec Freddy Thiburce, Directeur et les différents spécialistes du Centre Culinaire Contemporain

16h – 16h20 // USINE AGROALIMENTAIRE DU FUTUR
« De l’usine temps réel à l’usine prédictive »
 

MERCREDI 8 MARS

10h – 10H30 // EMISSION PROCESS ALIMENTAIRE
« Les clefs de la performance énergétique »
Les retours d’expérience des industriels candidats au prix Energ’IAA 2017, organisé par le magazine Process Alimentaire

12h30 – 12h45 // TROPHÉES DE L’INNOVATION 2017 INGRÉDIENTS & PAI
« L’innovation en question avec le Lauréat INGRÉDIENTS & PAI »

14h30 – 14h45 // TROPHÉES DE L’INNOVATION 2017 EQUIPEMENTS & PROCÉDÉS
« L’innovation en question avec le Lauréat EQUIPEMENTS & PROCÉDÉS »

15h – 15h20 // USINE AGROALIMENTAIRE DU FUTUR
Thématique « De l’usine temps réel à l’usine prédictive »

15h50 – 16h10 // USINE AGROALIMENTAIRE DU FUTUR
Thématique « De l’usine temps réel à l’usine prédictive »

 

JEUDI 9 MARS

10h – 11h // Table ronde EHEDG France
« La conception hygiénique des équipements : source d’économies pour l’industrie agroalimentaire »

12h30 – 12h50 // USINE AGROALIMENTAIRE DU FUTUR
Thématique « De l’usine temps réel à l’usine prédictive »

13h30 – 13h45 // TROPHÉES DE L’INNOVATION 2017 EMBALLAGES & CONDITIONNEMENTS
« L’innovation en question avec le Lauréat EMBALLAGES & CONDITIONNEMENTS  »

14h30 – 14h50 // CONCOURS IMAGINE
« Etudiants Post Bac : la vision du secteur à travers leurs futurs métiers »

15h15 – 15h30 // TROPHÉES DE L’INNOVATION 2017 QUALITÉ, HYGIÈNE, SÉCURITÉ, ENVIRONNEMENT
« L’innovation en question avec le Lauréat QUALITÉ, HYGIÈNE, SÉCURITÉ, ENVIRONNEMENT »

 

Programme sous réserve de modifications.

Retrouvez l’intégralité de la programmation sur http://cfiaexpo.com/animation/web-tv/

Animation

Concours IMAGINE 2017

Étudiants post-Bac… Participez au concours Imagine 2017 en décrivant l’agroalimentaire de demain !

ETUDIANT POST-BAC… Participez au concours Imagine 2017 en décrivant l’agroalimentaire de demain !

Etudiants, si vous nous racontiez votre vision du secteur à travers votre futur métier ?

Avis aux étudiants créatifs ! L’ABEA, l’IFRIA Bretagne et le CFIA organisent la 2e édition du Concours gratuit IMAGINE dans le cadre de leur animation Work in Agro (WIA) qui aura lieu durant les trois jours du Salon CFIA, du 7 au 9 Mars 2017. Le Concours IMAGINE invite les étudiants post Bac à présenter un projet dont l’objectif est de valoriser et de promouvoir les métiers de l’Alimentation. Une seule équipe peut être constituée dans chaque promotion et participera par le biais de son établissement d’enseignement. Les projets retenus seront exposés durant le CFIA Rennes 2017, sur le Stand WIA.

Un jury, constitué de professionnels de l’agroalimentaire, sélectionnera durant les trois jours du CFIA les projets les plus pertinents sur la base des critères de notation suivants : l’originalité du support, la pertinence du message véhiculé, son contenu, l’esthétique globale. Ce concours laisse carte blanche aux étudiants pour présenter par le biais de leur établissement, uniquement sur un support numérique et de façon originale, les métiers de l’agroalimentaire. Fierté, responsabilité, ambition… des valeurs phares que l’on retrouve dans nos entreprises et qu’il est nécessaire de faire partager. La remise des prix aura lieu le jeudi sur le stand Work in Agro, stand C47/D48 dans le Hall 4.

À la clé, un Prix pour les étudiants lauréats et une dotation pour l’établissement. Participez au concours Imagine 2017 ! Prêt à relever le défi ? À vous de jouer !

Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://cfiaexpo.com/animation/concours-imagine-imagine-contest/

 

Animation

Job dating

Les job dating, les rendez-vous étudiants entreprises à ne pas manquer !

LES JOB DATING,
LES RENDEZ-VOUS ÉTUDIANTS ENTREPRISES À NE PAS MANQUER !

Questionner, dialoguer, postuler !

Dans le cadre de l’animation Work in Agro, une plateforme pour les Job Dating sera mise à disposition des étudiants et des professionnels en amont du CFIA. Celle-ci, mise en place avec le soutien du site de recrutement Jobalim et RIA, permettra la réservation de rendez-vous afin de bénéficier d’entretiens personnalisés. Mis aux goûts du jour, cet outil permet une prise de rendez-vous en amont du salon et un meilleur ciblage des candidats rencontrés.

Les échanges entre étudiants et entreprises

Les professionnels du secteur informeront les étudiants des possibilités de recrutement et des postes à pourvoir. Les jeunes qui feront l’agroalimentaire de demain pourront échanger avec les entreprises et proposer leurs candidatures.

Étudiants post Bac, vous souhaiteriez en savoir davantage sur une filière, un métier, une entreprise ? Vous souhaitez trouver un emploi, un contrat en alternance ou encore un stage ? Ne laissez pas passer votre chance et venez en discuter avec des industriels ! Les professionnels issus de différentes filières proposent de venir répondre à vos interrogations et d’échanger en toute convivialité.

Les étudiants pourront mettre à profit leur visite du CFIA pour déposer directement leur candidature. Un panneau sera à disposition dans l’espace Work in Agro pour pouvoir y épingler son CV et découvrir des offres d’emplois d’industriels.

 

Pour en savoir plus sur Work in Agro : http://cfiaexpo.com/animation/work-in-agro/
Plateforme Jobalim : cfia-jobdating.com

Animation

Work in agro

Au cœur d’un open space de 70 m2, le stand Work in Agro offre des opportunités pour les jeunes qui feront l’agroalimentaire de demain !

Une plateforme de rencontres et d’échanges entre étudiants et industriels

L’animation dédiée à la formation et à l’emploi des jeunes en IAA a attiré l’an dernier plus de 1700 étudiants qui ont pu échanger avec les professionnels. « L’édition 2017 s’inscrit en continuité des trois premières éditions de WIA, souligne Léa Clédon, Chargée de mission à l’ABEA. Au côté de l’IFRIA Bretagne et du CFIA, nous offrons la possibilité aux entreprises alimentaires bretonnes, de prendre place dans un open space de 70 m2 au coeur du salon pour communiquer sur leurs entreprises, leurs activités et leurs métiers, et ce sous une bannière commune pour renforcer la portée de notre message ! Des rendez-vous avec les étudiants sont proposés aux entreprises à partir d’une plateforme web de job dating développée par Jobalim.» De grands noms de la filière agroalimentaire seront au rendez-vous, représentée par les interlocuteurs de différents services (ressources humaines, maintenance, production…). « L’enthousiasme des jeunes sur l’espace WIA nous a conforté dans notre opération ! Être en relation directe avec des responsables Ressources Humaines des entreprises régionales a été perçu comme une opportunité pour bon nombre de candidats.

Ils ont apprécié la facilité avec laquelle les rendez-vous se sont déroulés et l’accessibilité des représentants des entreprises. »

 

Appréhender concrètement la réalité de la filière alimentaire

Pour Marie-Hélène Quemener, directrice de l’IFRIA Bretagne, depuis quatre ans, Work in Agro est devenu un événement incontournable pour préparer la rentrée des apprentis IFRIA Bretagne « C’est avec plaisir que nous permettons aux futurs apprentis et aux entreprises de se rencontrer. Point d’orgue de chaque campagne de recrutement de l’IFRIA Bretagne, Work In Agro permet aux jeunes d’appréhender concrètement la réalité de la filière alimentaire et de balayer leurs préjugés. Force est de constater que ce secteur est innovant (il suffit d’arpenter les allées du CFIA pour s’en rendre compte !) et que les entreprises s’engagent concrètement avec des offres d’emploi notamment en apprentissage. L’IFRIA Bretagne ne peut que se réjouir de participer aux côtés de l’ABEA et GL EVENTS à l’opération Work In Agro. Gageons que celle-ci sera comme les années précédentes une belle réussite empreinte de la satisfaction des visiteurs comme des entreprises présentes ».

Etudiants et industriels, notez dès à présent les dates du CFIA les 7, 8 et 9 mars 2017 sur vos agendas !

 

Retrouvez l’interview de Léa Clédon, Chargée de mission à l’ABEA
et Marie-Hélène Quémener, directrice de l’IFRIA Bretagne 

L’animation : http://cfiaexpo.com/animation/work-in-agro/

 

Chiffres clés
Reportage

Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel

Le CFIA a visité LSDH, où l’on mise depuis trois générations sur l’innovation, la différenciation et les investissements…

 

Télécharger l’intégralité du reportage en format PDF (1.4 Mo)

Animation

Usine agroalimentaire du futur

De l’usine temps réel à l’usine prédictive… Objectif ? Mieux exploiter en temps réel les données produites dans l’usine, augmenter la performance et la réactivité dans le pilotage de la production.

L’Usine Agroalimentaire du Futur

De l’usine temps réel à l’usine prédictive

Aujourd’hui, nous récoltons des données issues de capteurs, d’automates, de logiciels d’enregistrements, d’outils informatiques et d’internet,… mais que faisons-nous de cette quantité d’informations ? L’enjeu aujourd’hui est de pouvoir les exploiter, même en amont, du process, de la maintenance, du marché, ou de la fourniture client. Dans le cadre de l’Usine Agroalimentaire du Futur, nous proposons de passer à l’étape supérieure en traitant les données en temps réel, afin de gérer les achats de matières premières, le pilotage énergétique, la maintenance des machines, le marketing, etc. » L’animation mettra en avant des solutions qui aideront les industriels à appréhender les défis de demain, mener des actions efficaces pour résoudre des problématiques, et surtout les anticiper. 

Un panorama des modèles prédictifs

Les industriels seront invités à découvrir diverses démonstrations autour de 4 îlots :

  • Clients : gestion des flux et des commandes,
  • Produits : hygiène, sécurité alimentaire, durée de conservation,
  • Machines : maintenance prédictive, intelligence artificielle,
  • Ressources : fluides, énergie et emballage.

Ces quatre thèmes représentés sur le stand de l’Usine Agroalimentaire du Futur sont complémentaires pour faire de l’unité de production une véritable usine prédictive. Le plateau de 120m2 au CFIA sera présenté en collaboration avec les partenaires de l’animation : Bretagne Développement Innovation (BDI), Valorial, Adria Développement, Breizpack, Bretagne Commerce International (BCI), Pôle Cristal, Agrocampus Ouest, ABEA, ZOOPOLE développement, Institut Maupertuis, Photonics Bretagne…

 

Pour en savoir plus : http://cfiaexpo.com/animation/usine-agro-futur/ 

Télécharger le pdf avec les détails de l’animation

Tendances

Marketing et communication digitale

« Nous sommes amenés à repenser la relation avec un client désormais connecté en permanence » Interview de Nicolas Bordas, Vice-Président TBWA\Europe & Président BEING Worldwide

« Nous sommes amenés à repenser la relation avec un client désormais connecté en permanence »

Interview de Nicolas Bordas, Vice-Président de TBWA\Europe et Président de BEING Worldwide.  

 

Qu’est-ce qu’Internet a changé dans la communication et le marketing d’aujourd’hui ?

Nicolas Bordas : Internet a disrupté tout le marketing conventionnel. Ce nouvel enjeu passe par l’idée qu’il ne faut pas seulement communiquer de manière différenciée et différenciante, il faut aussi chercher dans ce message les éléments dopants de la partageabilité pour être plus efficace à moindre cout. Vous préférerez acheter sur les conseils d’un ami plutôt que d’un panneau publicitaire.

 

Faut-il cultiver sa capacité à l’étonnement pour innover dans sa façon de communiquer ?

N B : Oui, l’enjeu de la communication pour les marques et les entreprises, c’est d’entrer, d’une façon positive et non intrusive, en contact avec le consommateur au bon moment. Avant Internet, on s’inscrivait dans la culture par un simple ciblage. Aujourd’hui, les marques devenues médias peuvent entrer en résonnance avec tous les phénomènes culturels sur les réseaux sociaux. C’est s’inscrire dans la culture des gens et des marques. Cette curiosité dont vous parlez est nécessaire à l’innovation, il faut s’ouvrir au monde. Mais elle est indispensable aussi pour communiquer, c’est à dire pour ancrer les marques par la culture du moment et exploiter les tendances actuelles, avec des outils comme Snapchat, Whatsap ou Twitter… Les marques ont besoin de communicants curieux en interne ou en externe pour permettre de tirer profit des évolutions culturelles dans l’ère du temps.

 

Comment imaginez-vous la communication de demain ?

N B : Je l’imagine incroyablement servicielle et relationnelle, temps réel et partageable. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui d’aller assez loin dans la machine au service de l’homme. La communication va de plus en plus murmurer à l’oreille du consommateur pour lui amener du service, pour entretenir une relation y compris dans des moments d’achats qui peuvent être très espacés, selon les produits… cela explique la volonté, pour de nombreuses entreprises B2B traditionnelles, d’aller vers du B2C parce qu’elles ont cette capacité, à faible coût, de toucher directement le client final, même quand elles sont en intermédiaires. C’est ce qu’avait compris, en son temps, Intel avec Intel inside et les puces cachées dans les ordinateurs : ils ont « éduqué » les gens à demander si dans leur PC c’était bien du « Intel » à l’intérieur. Même démarche pour Michelin dont les pneus sont montés sur différentes marques de véhicules : la marque a su atteindre le client qui n’hésite pas désormais à demander directement Michelin chez son concessionnaire. Le consommateur exerce une influence certaine pour que l’entreprise B2B soit représentée dans le produit consommé en B2C. Il y a une autre grande tendance que l’on voit moins mais à ne pas négliger, c’est ce que nous pourrions appeler le sociétal à vocation commerciale. Pendant des années, tout ce qui concernait la RSE se cantonnait à la dimension corporate… aujourd’hui, les enjeux liés à l’environnement, à la santé, à la citoyenneté, deviennent de plus en plus des arguments de vente. Ce qui était marginal devient assez central. Des millions de couches Pampers ont été vendues parce qu’à chaque paquet acheté, un vaccin était offert en Afrique. Avec les bénéfices qu’apporte la communication digitale, je crois fermement en l’avenir de la campagne à valeur sociétale ajoutée dans la communication de demain !

 

Un exemple de pub que vous auriez aimé réaliser ?

N B : J’aurais rêvé réaliser une campagne faite par une agence suédoise et qui retrace très bien ce dont nous avons parlé… cette pub internet a fait un buzz colossal, en montrant une vidéo de Vandamme faisant le grand écart entre deux camions Volvo : c’est une campagne complètement B2B. En passant par le B2C pour s’exprimer, elle s’adresse à un public professionnel peu nombreux et parfaitement identifié avec qui l’on aurait pu communiquer par mail. Pourtant, sans plan média traditionnel ou une TV plus important en termes de coût, cette communication a réussi à être remarquablement partageable. Elle a affiché plus de cent millions de vues en Europe et a touché, non seulement la cible prévue initialement, mais aussi tout un réseau, l’entourage, la famille, les amis… C’est un message drôle, mais aussi performant et pertinent qui exprime la remarquable précision de conduite Volvo par rapport à la concurrence. De nombreuses publicités utilisant les réseaux sociaux ont remporté un franc succès, comme par exemple Evian et le buzz « live young » incarnée par ses bébés danseurs et surfeurs.

 

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le marketing et la communication digitale en format PDF (0,73 Mo)

 

Animation
EHEDG FRANCE 

La conception hygiénique

La sécurité des denrées alimentaires n’a pas de prix… Désormais la conception hygiénique a le sien !

La Conception Hygiénique avec EHEDG France

La sécurité des denrées alimentaires n’a pas de prix… Désormais la conception hygiénique a le sien !

 

Sensibiliser les acteurs de l’agroalimentaire

L’objectif de l’animation EHEDG (European Hygienic Engineering & Design Group) organisée en partenariat avec le CFIA est de sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’agroalimentaire à l’importance sanitaire, économique et environnementale d’une maîtrise de la conception Hygiénique de leur outil de production. EHEDG est la référence dans ce domaine à travers ses différents documents (49), repris dans les nouvelles réglementations et dans les normes Iso, BRC et IFS. Cette vitrine de la conception hygiénique invitera les industriels et les équipementiers à découvrir les services et certains matériels certifiés présentés par l’association. Parallèlement à cette animation, une table ronde sera organisée en direct sur le salon via une WEB TV, dans l’espace dédié du CFIA Hall 7.

 

Le Prix de la Conception Hygiénique

EHEDG France s’associe au CFIA afin de récompenser ces démarches et ensemble créer le premier « Prix de la Conception Hygiénique ». Les candidatures seront évaluées selon différents critères d’innovation et de conception hygiénique, par un jury international. L’opération sert une ambition : récompenser un exposant ayant développé un équipement inscrit dans un souci d’amélioration des garanties d’hygiène. Le nom du lauréat sera annoncé durant le salon. « Nous voulons, à travers ce prix, relancer l’intérêt pour la conception. il s’agit avant tout d’une réflexion menée dans une idée d’amélioration, de récompenser un concept nouveau. L’objectif de cette démarche est aussi d’amener les équipementiers à réfléchir sur la façon d’amener leurs matériels vers la conception hygiénique », souligne Erwan Billet, directeur d’Hydiac et président d’EHEDG France. Avant la remise du prix le mercredi 8 mars 2017 en salle de conférence Hall 10, une présentation sera faite autour des trois projets nominés.

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

IAA
Interview

Valorisation des coproduits

« Dans la plupart des projets industriels de valorisation, la première valeur est la sécurisation du sourcing… » Roland Conanec, Directeur Adjoint CBB Capbiotek.

« Dans la plupart des projets industriels de valorisation, la première valeur est la sécurisation du sourcing… »

Roland Conanec, Directeur Adjoint CBB Capbiotek

Comment définir le terme coproduit ?

Le terme « coproduit » n’est pas défini au sens réglementaire. Cette définition relève d’un consensus entre professionnels. C’est un produit inévitable qui apparaît lors d’un process de transformation. Puisque l’on parle de coproduit des IAA, il peut s’agir par exemple du tourteau de colza, du son de blé, de la pulpe de betteraves,… dans la plupart des cas, les sous-produits y sont intégrés. Ils regroupent les produits déclassés et tout ce qui est généré durant la production (hormis les déchets avec des contraintes de valorisation spécifiques selon leur catégorie). Leur valorisation peut aller de la réduction de coûts issus de l’enlèvement des produits jusqu’à la vente de produits à forte valeur ajoutée nécessitant des investissements assez conséquents.

 

Quelles sont aujourd’hui les possibilités et problématiques liées à la valorisation ?

Aujourd’hui, dans la plupart des projets industriels de valorisation, la première valeur est la sécurisation du sourcing. C’est une étape nécessaire avant tout investissement de valorisation. Par exemple, en Bretagne, la société Agrival est née en 2007 d’un projet de valorisation des coproduits issus de l’agriculture locale (coproduits d’artichaut notamment). Aujourd’hui, elle travaille directement avec la Sica de Saint-Pol-de-Léon dont elle est devenue une filiale. Dans cette démarche, il n’y a pas que l’intérêt technique ou nutritif de la matière qui importe. C’est aussi la capacité à produire quelque chose d’économiquement viable sur le long terme. En effet, contrairement aux matières premières classiques, avec le coproduit, l’entreprise dépend d’un process industriel en amont qui peut évoluer dans le temps et impacter la qualité du coproduit, voir les volumes disponibles avec un risque de perte de sourcing, etc…

 

La Bretagne dispose d’une richesse en coproduits. Quelques exemples de cette valorisation ?

La Bretagne dispose de plusieurs gisements importants de coproduits : ceux issus de l’industrie agroalimentaire, et ceux issus de la pêche. Aujourd’hui, sur l’ensemble des déchets et coproduits générés sur le territoire breton, seuls 3% sont d’origine marine alors que plus de 50% proviennent des abattoirs.

Les acteurs les plus avancés dans la valorisation des coproduits sont les laitiers puisqu’ils opèrent un fractionnement du lait depuis de nombreuses années. La filière a mis en place une approche de bioraffinerie pour produire différentes catégories d’ingrédients fonctionnels et continue de travailler sur la valorisation de toutes les fractions générées. Dans la filière volaille, BCF Life Sciences (Pleucadeuc) s’est spécialisée dans la valorisation de plumes et est devenue la seule entreprise mondiale à produire et  commercialiser des acides aminés naturels et des mix d’acides aminés, coproduits de l’extraction de la L-Cystine, à destination des industriels de la pharmacie, de la santé et de la nutrition humaine, animale et végétale. Pour la filière marine, une entreprise comme Polaris (Quimper) s’est spécialisée dans la valorisation de coproduits, en développant une technologie permettant de stabiliser les huiles de poisson, d’une grande richesse en oméga 3 par exemple.

 

Quels sont les marchés émergents aujourd’hui ?

Il y a deux types de marchés émergents, ceux permettant d’absorber des volumes importants de coproduits (alimentation animale et petfood) et ceux permettant de générer une forte valeur ajoutée (actifs nutritionnels ou cosmétiques). SPF (Diana Pet Food) par exemple, a réussi à valoriser un certain nombre de coproduits pour l’alimentation chiens/chats. L’aquaculture est également fortement demandeuse de protéines issues de coproduits. Enfin, on peut souligner que  le marché des Produits Alimentaires Intermédiaires (PAI) est aussi un marché intéressant pour absorber de gros volumes de coproduits. Par exemple, Brière Mytiliculture basée à Penestin valorise sur ce marché les moules hors calibre. L’entreprise a mis au point, avec ID Mer, un procédé de récupération et transformation de la chair en pâte à des fins aromatiques. De son côté Oligonov, en partenariat avec Savéol notamment, exploite les coproduits de la production de tomate pour en faire des ingrédients aux propriétés colorantes, aromatiques  et autres,… La Bretagne dispose également de gisements conséquents coproduits de légumes (haricots verts, petits pois, et autres) dont on étudie aujourd’hui l’exploitation. Leur valorisation marchande couplée à une réduction des déchets (et des impacts environnementaux) sont deux défis majeurs que l’industrie se doit de relever pour se développer.

 

Quelle évolution pour ce secteur ?

CBB Capbiotek, centre de transfert de technologies spécialisé dans les ingrédients, a accompagné plus de 1200 projets depuis sa création en 1985, et bon nombre d’entre eux concerne la valorisation coproduits. Il y a quelques années, nous étions sollicités sur des procédés chimiques. Aujourd’hui nous travaillons sur des procédés plus doux, utilisant les biotechnologies (fermentation, procédés enzymatiques,…) ou des techniques d’éco-extraction pour essayer d’augmenter la valeur des produits. Nous accompagnons par exemple le projet BluEcoPHA, qui doit valider la faisabilité industrielle de production d’un bioplastique à base de PHA, issu de bactéries marines nourries avec des coproduits d’IAA locales de la filière végétale. Il s’agit d’une démarche d’économie circulaire, qui s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle de bioéconomie, soutenue activement par la région Bretagne. L’un des axes sur lequel nous travaillons à CBB Capbiotek concerne l’utilisation des procédés de fermentation pour donner encore plus de valeur aux coproduits. Des réflexions communes sont d’ailleurs menées sur le territoire en relation avec différents partenaires dont l’UIC Ouest Atlantique, Eco-Origin, les pôles Valorial et Mer Bretagne Atlantique, des Centres d’Innovation Technologique (ID mer, CEVA, CBB Capbiotek…), des laboratoires académiques et les industriels pour travailler sur tout ce qui est lié aux coproduits. De façon collaborative, nous faisons émerger des idées et solutions.

 

Propos recueillis par N. Hennebique

 

Pour en savoir plus :

 

Animation
Carsat Bretagne

Espace santé au travail

Des dispositifs d’évaluation, de prévention et de bonnes pratiques pour un seul objectif : l’amélioration des conditions de travail pour une entreprise plus performante.

La Carsat (Caisse d’assurance retraite et de santé au travail) animera sur le salon un espace « Santé au travail » dédié pour mettre son expertise au service des industriels

L’Espace santé au travail

Pour un industriel agroalimentaire, concevoir de nouveaux locaux de travail, ou plus simplement modifier ceux existants afin de les adapter aux nouveaux process, n’est pas le quotidien. Lorsque cette opportunité se présente, le chef d’entreprise doit faire face à de nombreuses contraintes administratives, techniques, juridiques, financières… et humaines. Au cours des trois jours du CFIA, les spécialistes pourront présenter aux visiteurs comment la Carsat peut les assister dans leur phase de conception.

Mardi 7 mars

Venez parler de glissances de sol, de nuisances physiques, de captages de polluants… avec les techniciens du Centre Interrégional de Mesures Physiques de l’Ouest (CIMPO).

Mercredi 8 mars

Venez découvrir le site Agrobat dédié à la conception des locaux dans les IAA, et échanger autour de toutes les questions qu’il faut se poser pour réussir son projet sans oublier la phase de construction. 

Jeudi 9 mars

Assistez à une conférence plénière sur les apports de l’ergonomie en phase de conception en lien avec les nouvelles technologies telles que la réalité virtuelle. À cette occasion, la Carsat remettra le Prix Acanthe à une (ou plusieurs) entreprise(s) qui a (ont) su intégrer les mesures de prévention des risques professionnels dès la phase conception.

Pour appuyer cette expertise, une conférence sera proposée au CFIA le jeudi 9 mars 2017, de 11H45 à 12H45. Parallèlement, des mini-conférences seront proposées sur leur stand B33, Hall 7.

 

Pour en savoir plus : http://cfiaexpo.com/animation/carsat-bretagne/

 

Tendances

Les Sociétés coopératives et participatives

Nous assistons aujourd’hui à l’émergence de nouveaux modèles d’entreprises durables et porteuses d’emplois : de nombreuses possibilités sont offertes pour les structures qui font le choix d’une reprise en Scop…

Willy Patsouris, Directeur de l’Union régionale des Scop de l’Ouest

« Nous allons de plus en plus vers une quête de sens, de valeurs et de repères… »

Quel est le rôle d’une Union régionale des Scop ?

L’Union régionale des Scop propose des services d’accompagnement et de conseil pour les coopératives,  sur le champ des montages financiers, sur le plan juridique, économique, fiscal, mais aussi au niveau des ressources humaines, du management, de la formation et de la vie coopérative… Nous accompagnons la création de nouvelles structures ou des reprises transmissions. Les Scop issues d’entreprises en difficultés représentent à peine 18% de notre activité. Notre volonté est de construire des entreprises durables, créer de l’emploi sur les territoires, et nos priorités ciblent la reprise transmission et la transformation d’associations. Nous faisons preuve d’une vraie diligence sur le modèle économique, la gouvernance et l’ensemble des champs du management en entreprise, pour assurer la durabilité du système.

 

Comment se gère une société coopérative ?

Nous sommes dans un processus fonctionnant avec une assemblée générale qui nomme son gérant, son président ou son pdg, en fonction du modèle. Diriger, c’est émerger du collectif pour être au service des autres. Nous faisons bien la différence entre le rôle de salarié et d’associé (d’où l’importance des formations que nous mettons en place). L’associé a un capital dans la structure et s’exprime dans l’assemblée générale. Quelle que soit la structure (activité associative, économique, etc) la gouvernance entre les mains du salarié prend tout naturellement son sens dans l’usage du modèle Scop. En fait une société coopérative se gère comme une entreprise classique mais avec des décisions stratégiques prises de façon collaborative. Au sein de son organisation, un dirigeant n’est pas là pour faire fructifier son bien propre mais le bien collectif. Autre point important, le système de répartition équitable de la richesse produite : la rémunération des salariés (associés ou non) s’effectue sous forme d’intéressement ou de participation, la part de « l’entreprise » étant une réserve impartageable utilisée pour consolider les fonds propres de la structure. Enfin, il y a les dividendes dont la part, relativement faible, ne peut être supérieure ni aux réserves de l’entreprise, ni à la participation tous salariés. Nous sommes dans un modèle où l’on sait conserver de l’argent dans l’entreprise.

 

Comment devrait évoluer ce modèle dans les prochaines années ?

Ce modèle continuera à croître. Il y a deux aspects sur lesquels nous travaillons : le premier est la façon de communiquer sur les sociétés coopératives. Nous travaillons notre « scénario narratif ». Chacun a toujours le choix d’aller davantage vers une démarche personnelle, ou d’opter pour des valeurs axées sur le collectif, mais il est important de se faire entendre et comprendre, notamment auprès des jeunes générations. Par ailleurs, avec le modèle des Scop qui continue de croître, la matière grise constitue une ressource que nous devons valoriser pour relever les futurs défis. Nous devons croiser celle-ci, qui se traduit par de l’expertise technique, avec les valeurs de la coopération. L’une ne va pas sans l’autre. Pour conclure, je dirais que dans les évolutions économiques, dans les motivations des nouvelles générations, il y a une place à prendre… nous allons de plus en plus vers une quête de sens, de valeurs et de repères. C’est ici que nous avons une carte à jouer !

Propos recueillis par N. Hennebique

 

Pour en savoir plus :

Reportage

Céréco, le spécialiste des céréales bio

Le CFIA a mis le cap sur la Bretagne, pour un reportage chez le leader du petit déjeuner et des céréales 100 % bio !

Céréco, leader sur le marché des céréales du petit déjeuner 100% bio 

En 1986 dans une ferme bretonne, Gérard Le Goff, agriculteur, démarrait l’activité des premières céréales müeslis bio sous la marque « Grillon d’Or ». L’usine située à Domagné en Ille-et-Vilaine, s’étend aujourd’hui sur un site de 10 000 m2 où sont fabriqués et stockés flocons, mueslis floconneux et croustillants, flakes, pétales, boules, céréales fourrées,… Itinéraire d’une réussite

 

Télécharger l’intégralité du reportage en format PDF (1.5 Mo)

 

Animation

Conférences CFIA 2017

À travers l’expertise de ses conférenciers, le CFIA présentera des thèmes liés aux grands enjeux du secteur agroalimentaire.

A travers l’expertise de ses conférenciers, le CFIA présentera des thèmes abordant les grands enjeux du secteur agroalimentaire

MARDI 7 MARS 2017

10h – 11h  // « Marché de demain : enjeux et attentes des consommateurs »
Sophie de Reynal, directrice marketing Club PAI

11h15 – 12h15 // « Cession d’entreprise : l’option transmission aux salariés sous forme de SCOP, Témoignages et retours d’expériences »
Willy Patsouris, Directeur de l’Union régionale des Scop de l’Ouest.

12h30 – 13h30 // « Les réseaux sociaux dans l’agroalimentaire: quelles bonnes pratiques pour réussir ? »
Jean-Philippe Falavel, chef de projet transition digitale au Pôle Numérique (Rhône Alpes).

14h – 15h // « La RSE facteur de création de valeur pour les coopératives agricoles et agroalimentaires »
Virginie Allaire-Arrive, déléguée régionale Coop de France Ouest, avec les témoignages de coopératives engagées dans la démarche RSE

15h15 – 16h15 // « Des algues alimentaires pour innover »
Hélène Marfaing, chef de projet agroalimentaire R&D algues, CEVA (Centre d’étude et de valorisation des algues)

16h30 – 18h00 // « Les coproduits : une nouvelle source de valeur ? »
Roland Conanec, Directeur Adjoint de CBB Capbiotek et des spécialistes industriels et chercheurs

 

MERCREDI 8 MARS 2017

9h15 – 11h15 // « L’Usine Agroalimentaire du Futur »
Bretagne Développement Innovation, Valorial et les partenaires du plateau « Usine agroalimentaire du futur » proposent cette année de débattre autour de la thématique « De l’usine temps réel à l’usine prédictive »

11h30 – 12h30 // « Manager autrement »
Laura Lange, consultante Philosophe en organisations, Doctorante en Philosophie Pratique

12H45 à 13H45  // « La valorisation des coproduits végétaux »
François CHABRIER, Responsable appui technique d’AGROTEC (CRT agroalimentaire d’Agropole)
Sylène BRIANCEAU, Chef de projet Valorisation des coproduits Agrotec

 14h – 15h // « Intégration durable des salariés (ées) et des compétences : un enjeu de performance »
Elisabeth Dewanckel, chargée de mission, ARACT Bretagne 

15h15 – 16h30 // « Innovation et export, deux leviers de croissance essentiels »
Ariane Voyatzakis, responsable agroalimentaire, BPI France et Françoise Gorga, directeur R&D, recherche et innovation à l’Ania 

16h45 – 17h45 // « L’importance de fédérer des grands groupe et startups dans un réseau FoodTech »
Conférence présentée par Xavier Boidevezi, Secrétaire National de la FoodTech

 

JEUDI 9 MARS 2017

9H45 – 10H30 // « La protéine végétale, l’alimentation de demain »
Sylvain Zaffaroni  Directeur Associé, COOK INNOV

L’alimentation de 9 milliards de personne en 2050 est un enjeu prioritaire qui nécessite de repenser notre façon de produire des ressources naturelles et industrielles. Ces nouvelles perspectives alimentaires ouvrent de nouveaux débouchés aux protéines végétales, qu’il s’agisse de produire des aliments de consommation directe ou transformés. La conférence Cook Innov permet de faire un état des lieux des initiatives actuelles et des opportunités de développement afin de se positionner sur ce marché à fort potentiel qu’est la protéine végétale.

Sommaire de la conférence :

  • Répondre aux enjeux alimentaires de demain
  • Etat des lieux et chiffres clés de la protéine végétale
  • L’évolution des consommateurs vis à vis de la protéine végétale
  • Contraintes et les opportunités
  • Initiatives France et monde
  • Focus sur l’urban farming
  • Des exemples de start-up
  • Conclusion

11H50 – 12H50 « Produits bio et produits « sans » : performances et perspectives »
Isabelle Kaiffer, responsable des études et panel consommateurs – Nielsen

Les produits bio et « sans » en croissance dans un contexte morose. Dans quelles catégories ces produits se sont-ils développés ? La croissance va-t-elle se poursuivre ? Si oui, comment l’exploiter au mieux ? Quels consommateurs pour ces produits ? et demain ?

10h45 – 11h30 // « Le financement participatif au service des agriculteurs et des entreprises agroalimentaires »
Florian Breton, Fondateur & Président de MiiMOSA, 1ère plateforme de crowdfunding dédiée à l’agriculture et à l’alimentation.

11h45 – 12h45 // « Conception des lieux et des situations de travail : 10 points clés pour réussir un projet  intégrant santé et sécurité »
Jean-Marie Rousselet, Ingénieur Conseil, Carsat Bretagne.

14h – 15h30 // « La mise en place des audits IFS non annoncés dans le protocole de certification et point à date sur la révision de l’IFS Food version 6 »
Lucie Leroy, responsable IFS

 

Programme sous réserve de modifications.
Retrouvez l’intégralité de la programmation sur
http://cfiaexpo.com/animation/conference

ITW conférences

Laura Lange

« Avant et pour manager les autres, il me semble important de commencer par se manager soi-même. »

« Avant et pour manager les autres, il me semble important de commencer par se manager soi-même. »

Laura Lange, consultante Philosophe en organisations, Doctorante en Philosophie Pratique

 

Comment conjuguer philosophie et management ?

Tout d’abord, en convoquant la philosophie au banc du management et en convoquant le management au banc de la philosophie. Donc en choisissant de croiser les regards, d’enrichir les expériences. La philosophie dans sa pratique, en tant que méthodologie ou démarche réflexive, se distingue de l’histoire de la philosophie. Convaincue qu’elle se présente comme une ressource non seulement sur les bancs de l’école mais également sur les bancs de la vie, j’invite à pratiquer la philosophie comme l’art de distinguer et problématiser pour travailler les représentations, comprendre l’environnement et pouvoir agir de manière plus avertie, éclairée, appropriée et donc efficace. En ce sens, la philosophie se présente comme un moyen, un atout pour « apprendre à se manager soi-même » : je pense donc je suis critique avec moi-même, capable de réfléchir, de me contredire (car réfléchir c’est entrer en conflit avec ce que l’on croit nous dit Alain), de m’interroger, de me nuancer. Avant et pour manager les autres, il me semble important de commencer par se manager soi-même. Un bon manager se doit d’être un brin philosophe me semble-t-il, et un philosophe, un brin manager aussi ! Conjuguer philosophie et management est une démarche permettant d’accompagner le mieux-vivre des hommes et le changement en donnant du sens.

Dans un monde où tout va très vite, comment manager efficacement les questions humaines complexes et plurielles ?

La philosophie favorise un management attentif, au plus près de l’humain. Parce qu’elle permet de prendre du recul sur les situations pour pouvoir agir de manière plus éclairée, elle peut contribuer au bien-être individuel et collectif des travailleurs qui sont alors mieux informés de ceux dans quoi ils mettent les pieds et mieux chaussés pour emprunter ensemble les sentiers professionnels.
La philosophie pratique se révèle intéressante pour… la pratique puisqu’elle permet de gagner en visibilité et en clarté. Aussi en s’appliquant à des problématiques concrètes et actuelles, la philosophie appliquée à la pratique peut se révéler être une opportunité stratégique pour l’entreprise (favoriser le développement de l’esprit critique et du dialogue, clarifier les visions et les rapports). Pour ce faire, elle invite à marquer non pas un temps d’arrêt mais à faire un pas de côté pour changer d’angle et de perspective. Elle ne contribue pas à perdre du temps mais vous invite à en prendre pour voir les choses autrement. Prendre du temps pour en gagner encore plus !

S’agit-il d’une forme d’intelligence collective ?

C’est une forme d’intelligence pratique qui va amener à concilier « individu » et « collectif ». Dès que l’on a une problématique, comme nous le soumet l’exercice de la dissertation (qu’une fois quitté l’école, on ne rencontre d’ailleurs plus !), la méthodologie est d’être capable d’argumenter, de se contre argumenter, de penser, de réfléchir, de gagner en nuance…. Travailler « l’articulation » des questionnements et problématiques, est essentiel. La philosophie invite à réfléchir, pour s’extraire de son environnement, l’observer et mieux y revenir, avec un regard plus aiguisé et averti.

…et d’une quête de sens ?

Etre en quête c’est me semble-t-il déjà témoigner d’une forme d’optimisme, faire œuvre de la volonté de comprendre et c’est tout à fait noble. Plutôt que quête, je privilégierais le terme de conquête, moins introspectif, plus actif et participatif.

Concilier éthique et bonheur au travail est-ce possible, sans être utopique ?

Je parlerais plutôt d’optimisme. La notion de bonheur étant très extensible et relative. Je conçois l’optimisme non pas comme une disposition candide à voir les choses en beau ou un état d’esprit qui s’attendrait au meilleur mais comme une attitude de l’esprit, une posture, une démarche qui se met en marche disons, active donc, pour faire en sorte que le meilleur arrive.  Pour ce faire et inviter à s’optimiser d’optimisme, il me paraît primordial de communiquer, d’inviter les équipes à prendre part au navire professionnel à bord duquel ils ont embarqué en les embarquant autour d’une histoire commune, d’une culture collective, en attribuant des rôles non pas comme on collerait des étiquettes mais en jouant d’éthique ! Un management qui travaille son esprit critique est capable de donner un rôle à chacun. Même s’ils sont différents et hiérarchiques, ces rôles permettent de donner des repères. La question est de savoir comment on vit le rapport au pouvoir ou à l’autorité, ce que l’on en fait dans les faits. Le management philosophique invite les personnes à acquérir de l’autonomie, de la qualité de vie au travail. Sans comprendre son rôle dans la structure cela est compromis. Pour s’investir faut-il encore être impliqué (au double sens de ‘par soi-même’ et ‘par le biais de l’autre’). Manager c’est inviter les gens à travailler et donc à s’impliquer dans leur travail plutôt que de s’employer à appliquer à une tâche.

Comment élaborer concrètement une stratégie de management croisant la philosophie au sein d’une PME ?

Le manager fait un constat, en considérant que les problématiques ne sont pas qu’économiques. Ce que propose la philosophie, ce sont des espaces de décélérations pour les salariés, afin de réfléchir à leur rôle au sein d’une structure et parallèlement d’avoir une réflexion, au sens « miroir », sur leur travail. Pour le manager, il s’agit de mener un accompagnement au discours interne, à l’identité de l’entreprise. Pour avoir un rôle, il faut qu’existe une histoire. Celle-ci doit être claire. Le philosophe travaille beaucoup sur le sens des mots qui peuvent véhiculer des représentations et vécus différents. Par exemple, si l’on me dit « changement », j’y vois quelque chose de positif, pour différentes raisons (éducation et divers autres facteurs). Si ce mot séduit ma génération, me séduit, vous séduit peut être, ce ne sera pas nécessairement le cas pour d’autres. Cela pourra même s’avérer être inquiétant, angoissant ». D’où l’importance qu’il y a pour un manager à clarifier son langage, à préciser et à communiquer le récit de l’histoire managériale contée. Sans cela, les personnes et les équipes ne seront pas en mesure de s’identifier, de jouer une partition commune, de travailler au discours commun, ce qui ne signifie pas conforme ou conformiste… mais collectif !l Ainsi la philosophie pratique en ce qu’elle invite à prendre le temps de la réflexion, de la problématisation et du dialogue, contribue à vaincre les fausses notes pour travailler ensemble à la favorisation de plus d’harmonie en entreprise. L’harmonie n’étant pas l’idéal d’un univers où tout serait rose mais plutôt la concorde enfantée de discordes avortées. Aussi est-elle à travailler !

Propos recueillis par N. Hennebique

 

Pour en savoir plus :

Retrouvez au CFIA la conférence « Manager autrement » de Laura Lange, mercredi 8 mars 2017 de 11H30 à 12H30 : http://cfiaexpo.com/animation/conference/

ITW conférences

Rachel Blumel

« Une démarche RSE n’est pas antinomique avec des objectifs de compétitivité...

« Une démarche RSE n’est pas antinomique avec des objectifs de compétitivité : nous voulons recréer une valeur qui soit économique, sociétale, intelligible pour le consommateur »

Rachel Blumel, Directrice Coop de France Agroalimentaire et Benjamin Perdreau, Responsable RSE Coop de France Agroalimentaire 

 

Quelles sont les actions de Coop de France en agroalimentaire et pour quels enjeux ?

Rachel Blumel : Il y a deux ans, nous avons mis en place une section agroalimentaire afin de traiter tous les sujets transversaux suivant trois grands axes, le premier étant l’accès aux marchés. Nos produits (produits agricoles bruts et ceux issus de la 1ère transformation (ingrédients), produits finis à marques nationales ou MDD) sont destinés à différents circuits : industrie agroalimentaire, GMS, RHD, export, magasins spécialisés ou structures de proximité. Nous œuvrons sur l’ensemble de la chaine alimentaire, en maitrisant l’ensemble des filières : nos coopératives adhérentes possèdent fréquemment une filiale en charge de la transformation des produits. . L’enjeu est de différencier l’offre à travers des leviers de compétitivité et une meilleure connaissance des marchés. La RSE est considérée non comme une contrainte mais comme un levier de différenciation. Elle englobe un grand nombre de sujets primordiaux pour l’agroalimentaire : la traçabilité, le respect de l’environnement (Agriconfiance), l’efficacité énergétique (énergie renouvelable, économie circulaire,…), l’emploi dans les territoires et le Bio qui connaît un essor considérable.

Qu’englobe la notion de « responsabilité sociétale des entreprises » ?

Benjamin Perdreau : La responsabilité sociétale des organisations concerne leur contribution au développement durable. Il ne s’agit pas seulement du volet environnemental, mais aussi des questions sociales, sociétales, de gouvernance, de loyauté des pratiques… La RSE touche énormément de sujets différents et concerne tous les services de la plus petite structure à la grosse entreprise. Les coopératives agricoles de par leur modèle particulier ont intégré la RSE au cœur de leur stratégie déjà depuis de nombreuses années, conscientes du levier de différenciation qui s’offrait à elles. Pour mettre en avant les bonnes pratiques RSE  mises en place au sein du secteur agroalimentaire,  l’Accord X30-030 (déclinaison de l’ISO 26000 en agroalimentaire), projet piloté par Coop de France et l’ANIA en partenariat avec l’Afnor, a été publié en 2012. Après 4 années d’existence, cet accord a été porté t au niveau international et devrait aboutir fin 2018 pour conserver l’avance du secteur agroalimentaire français sur le sujet. C’est une belle dynamique et une reconnaissance du travail effectué par nos adhérents !

Est-il possible de générer à la fois une valeur sociale forte et une valeur économique compatibles avec les exigences d’un marché dans un environnement concurrentiel mondial ?

Rachel Blumel : Dans une démarche RSE, nous mettons en place des process intégrant tous les enjeux d’optimisation énergétique, d’économie circulaire, de mutualisation… ce n’est pas antinomique avec les objectifs de compétitivité : nous ne sortons pas du marché de consommation de masse. Par contre, nous voulons recréer une valeur qui soit économique, sociétale, intelligible pour le consommateur, d’où l’importance d’être à l’écoute de ses exigences. Dans le contexte un peu anxiogène d’aujourd’hui, il faut absolument le rassurer et lui apporter les preuves de ce que nous avançons  : le savoir-faire coopératif agricole est un pilier solide de cet enjeu de réassurance. Sachant qu’il y a un marché mondial, des consommateurs multicanaux, qu’une même personne consommera aussi bien un produit haut de gamme qu’un produit plus classique… nous devons répondre à toutes ces attentes. La coopérative possède une force de déploiement qui intéresse particulièrement les marchés, c’est un atout de taille.

Je suis une PME et souhaite mettre en place une démarche RSE. Concrètement, comment dois-je procéder ?

Benjamin Perdreau : Nous préconisons de passer par le programme 3D, que Coop de France a développé avec l’Afnor, permettant d’accompagner les coopératives et toutes les structures de l’agroalimentaire dans une démarche RSE. Cela fait 10 ans que ce programme d’accompagnement a été mis en place et plus de 200 organisations ont été diagnostiquées. La 1ère étape cible la formation des salariés sur toutes les questions autour de la RSE. Ensuite au sein de la structure, un diagnostic sur site se déroule sur plusieurs jours pour voir les points forts et faibles de l’organisation. La 3ème phase consiste à restituer ce diagnostic et préconiser certaines actions. Très enrichissante et pertinente, elle offre un panorama des différentes opérations mises en place dans le cadre de la RSE. Ce programme fait l’objet de collectifs 3D avec, dans chaque région, des réunions d’entreprises qui vont partager les bonnes pratiques. C’est une démarche individuelle et collective très appréciée des opérationnels.

Tous les acteurs d’une entreprise sont concernés ?

Benjamin Perdreau : Elle concerne tous les services car la RSE touche énormément de sujets différents : les responsables QSE (Qualité/Sécurité/Environnement) sont autant impliqués que les RH ou les achats, etc… la RSE inclue aussi les parties prenantes externes. Je peux vous citer l’exemple des Vignerons de Buzet, l’une des premières structures qui a accomplie une démarche très aboutie, intégrant notamment les impacts du vin tout au long de son cycle de vie, de la matière première à la fin de vie en passant par la fabrication, la logistique, la distribution et la consommation… ils ont remporté d’ailleurs plusieurs prix, qui confortent leur détermination à poursuivre les actions menées dans ce sens. C’est aussi la reconnaissance d’une démarche initiée depuis plus d’une dizaine d’années au cœur de la stratégie de Coop de France Agroalimentaire.

Propos recueillis par N. Hennebique

 

Pour en savoir plus : 

ITW conférences

Elisabeth Dewanckel

« La transmission des compétences et savoir-faire est un enjeu essentiel. »

« La transmission des compétences et savoir-faire est un enjeu essentiel »

Elisabeth Dewanckel, Chargée de mission, Aract Bretagne (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail)

 

Quelles sont les missions de l’Anact et des Aract ?

L’Anact, est un établissement public administratif créé en 1973 régi par le code du travail (sous tutelle du ministère en charge du Travail). Dans chaque région de France, en Métropole et DOM-TOM, existent des associations régionales telles que l’Aract Bretagne, association de droit privé à but non lucratif dont le conseil d’administration est composé des partenaires sociaux régionaux. L’activité de l’Aract Bretagne est soutenue financièrement par la Direccte Bretagne, le Conseil régional de Bretagne et l’Anact. La mission du réseau Anact-Aract est d’améliorer les conditions de travail pour la performance des entreprises et la qualité de vie au travail des salarié(e)s. L’Aract Bretagne accompagne des projets d’entreprises, construit et développe des outils et méthodes pour développer des démarches participatives et concertées. Notre objectif est également de diffuser nos expériences auprès des entreprises, partenaires sociaux, consultants, acteurs du développement économique et de l’emploi… Nos champs d’intervention : la prévention des risques professionnels, l’accompagnement des changements techniques et organisationnels, la prévention de l’usure professionnelle, la qualité de vie au travail.

Comment identifier les meilleures pratiques à mettre en place pour l’emploi durable ?

Il est possible de réaliser un diagnostic au sein de sa propre entreprise, poser des constats, se questionner, voir ce qui peut contribuer à une meilleure qualité de l’emploi et du travail,… Il est bénéfique de s’inspirer aussi de ce qui existe à l’extérieur, tirer profit de l’expérience d’autres structures ou secteurs qui connaissent les mêmes problématiques. C’est très stimulant, mais pour que cette démarche soit durable, il est indispensable d’avoir une dynamique de travail interne. Développer la qualité de l’emploi d’un salarié se joue au moment du recrutement et de l’accueil, mais aussi dans la durée. Cela varie selon les besoins en compétences, en fonction de l’entreprise par rapport à l’évolution de ses activités. Enfin, le dernier levier concerne les conditions de travail et les relations sociales : que les salariés puissent rester en bonne santé, se sentir bien au sein de leur entreprise… tous ces paramètres contribuent, pour les personnes, à rester durablement, et pour l’entreprise à garder les compétences développées. L’intégration durable est porteuse d’enjeux pour l’entreprise et les salarié(e)s. Pour l’entreprise, il s’agit de réduire le turn-over qui est coûteux et mobilisant notamment pour l’encadrement et de développer les compétences dont elle a besoin pour la performance de son organisation. Lorsque les salariés travaillent dans des conditions satisfaisantes, se plaisent dans l’entreprise, peuvent construire un parcours professionnel, cela se répercute sur le plan de l’engagement de l’efficacité collective au travail. La coopération entre les membres d’une équipe est essentielle, au sein d’une entreprise où chacun est reconnu dans son travail et dans l’équipe.

L’attractivité du secteur est-elle un enjeu essentiel pour permettre l’emploi durable ?

L’attractivité réside dans le fait d’attirer de nouveaux talents, de recruter… mais l’enjeu est aussi de les développer. Ce n’est pas qu’une histoire d’image ou de communication. De nombreux jeunes travaillent dans les entreprises agroalimentaires, mais davantage sous contrats intérimaires ou saisonniers. Ce sont des formes d’emplois en développement qui peuvent être attractives à un moment précis mais qui laissent peu de possibilités de développer durablement les compétences spécifiques dont l’entreprise a besoin. L’agroalimentaire a des atouts mais aussi des axes de progrès, du côté des conditions d’emploi et de travail. On peut ainsi observer un taux de maladie professionnelle supérieur, en moyenne, aux autres secteurs industriels

Comment mieux anticiper les enjeux de transmission des compétences ?

Observer la pyramide des âges est très éclairant pour partager et échanger sur ce qu’elle révèle. Analyser les caractéristiques de celles et ceux qui travaillent au sein de l’entreprise, en âge,  sexe, à quels postes et activités… c’est un exercice qu’il est toujours intéressant de faire à plusieurs, avec des points de vue différents dans l’entreprise, et en faisant du lien avec les caractéristiques du travail et les projets de l’entreprise. La transmission des savoir-faire et des compétences est un enjeu essentiel. Quelquefois on peut s’apercevoir sur une activité particulière, comme par exemple le sertissage dans l’univers de la conserverie en Bretagne, que les compétences et savoir-faire sont souvent détenus par les plus anciens. Que ce soit au niveau des équipes de production, des dirigeants ou de l’encadrement, c’est un risque, pour une entreprise, de voir partir les compétences sans avoir pris le temps d’anticiper ces questions, de préparer le travail de transmission ou de recruter.

Propos recueillis par N. Hennebique

 

Pour en savoir plus :

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Hélène Marfaing

« En France, les algues prennent une place de plus en plus importante dans nos assiettes...

« En France, les algues prennent une place de plus en plus importante dans nos assiettes, c’est une vraie tendance de fond »

Hélène MARFAING, Chef de projet agroalimentaire et nutrition/Food Applications Manager au CEVA (Centre d’Etude et de Valorisation des Algues)

 

Une présentation en quelques mots du CEVA et ses missions ?

Le CEVA basé à Pleubian (Côtes d’Armor, Bretagne, France) est un organisme de recherche privé et reconnu comme centre expert européen des végétaux marins. Créé en 1982 pour répondre aux besoins des collectivités locales sur les problématiques de proliférations algales (marées vertes), le CEVA s’est très vite orienté vers la mise au point de produits et de procédés nouveaux pour satisfaire les demandes des entreprises désireuses d’utiliser les propriétés des algues. Le CEVA a ainsi une longue expérience du développement d’ingrédients algaux et végétaux, de la culture de macro et microalgues et de leurs usages dans différents domaines : alimentaire, cosmétique, matériaux, chimie,…

Qu’en est-il aujourd’hui de l’utilisation des algues par l’industrie agroalimentaire ?

En France, les algues sont exploitées à 90% pour extraire des texturants : alginate, agar et carraghénanes. Ces additifs texturants se retrouvent à 75% environ dans l’industrie agroalimentaire. La part des algues directement dans notre assiette sous forme de condiments ou légumes est encore très faible même si elle se développe de plus en plus.

Dernièrement, j’ai coordonné un projet appelé SENS’ALG réunissant plusieurs partenaires techniques (centre culinaire contemporain, ID Mer, ADRIA et Vegenov) et une vingtaine d’industriels de l’agroalimentaire du Grand Ouest. Le projet avait pour objectif de développer, de caractériser des algues et plantes transformées  (produits intermédiaires) afin de faciliter leur mise à disposition et leur utilisation par les industriels de l’alimentaire. Maintenant cela carbure et mitonne les plats d’aujourd’hui et de demain dans les entreprises !

 Quelles opportunités offrent-elles dans les technologies liées à l’emballage ou autre ?

Dans le domaine de l’emballage, en tant que matières organiques les algues trouvent leur place en tant qu’agent de charge pour formuler des résines plastiques destinées aux procédés de transformation en produits semi-finis ou finis (moulage par injection, extrusion…).

Néanmoins, les algues peuvent être également une source de molécules (polysaccharides) ayant des propriétés filmogènes et pouvant être utilisé pour produire des films plastiques (contact alimentaires, colles, adhésives). Une dernière voie de valorisation peut être citée qui est celle de la production de PLA. En effet, des algues riches en amidon permettent la production d’acide lactique par fermentation. Les PLA sont des matières premières biodégradables, compostable industriellement et pouvant être au contact des aliments (ex : sacs plastiques).

Est-ce une ressource nécessitant une démarche d’exploitation raisonnée ?

Les algues majoritairement présentes sur les côtes bretonnes (laminaires et fucales) sont exploitées actuellement. Cependant la ressource est épuisable. Les comités des pêches et Ifremer s’attachent à gérer les ressources de manière durable en limitant le nombre de récoltants de rive ou embarqué en bateaux, les quantités d’algues récoltées et les zones de récolte sont suivies afin de réaliser des plans de jachère.  Par ailleurs la culture d’algues se développe en mer ou à terre offrant ainsi des ressources durables.

Comment voyez-vous ce marché se développer ces prochaines années ?

Le marché se développe c’est indéniable. Au niveau mondial la production d’algues continue à progresser. En France, du point de vue de ma lorgnette alimentaire, les algues prennent une place de plus en plus importante dans nos assiettes, c’est une vraie tendance de fond. Ceci répond aux attentes des consommateurs qui souhaitent plus de végétal, de naturel et de santé. 

Propos recueillis par N. Hennebique

 

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